ON RACOLE DES FONDS AU CRÉDIT AGRICOLE !
La "Une" du Jeudi 23 avril 2009
Malmenée par la chute des marchés boursiers et la concurrence de l’épargne liquide, l’assurance vie va-t-elle retrouver des couleurs ? Au mois de février, la collecte enregistrait toujours une chute de 7 % par rapport à l’année précédente, avec un net recul de 34 % des unités de compte et une stabilité relative des versements en euro (- 1 %), qui représentent plus de 85 % de l’activité vie des assureurs.
“ Parmi tous les produits d’épargne, l’assurance vie en euro se distingue particulièrement bien : elle est perçue comme le produit le plus rémunérateur de tous, pour un niveau de risque relativement acceptable ”, analysait une enquête CSA réalisée pour le compte de la FFSA et publiée le 6 avril. Avec 30 % des intentions de versements, l’assurance vie se positionne loin devant les autres placements, mais derrière le livret A (44 %), qui pourrait néanmoins pâtir de l’abaissement de sa rémunération à 1,75 %. Les assureurs vie, qui avaient axé leur communication autour des produits sécuritaires - en témoigne la campagne télévisée du Gan sur les 4,60 % garantis de son assurance vie en euro - pourraient donc en profiter.
Les taux garantis ont donc encore de beaux mois devant eux, et ce malgré les questions d’éthiques que ces “ fenêtres d’investissement ” peuvent soulever, particulièrement en temps de crise. Que penser, dans ce contexte, de la démarche initiée en début d’année par Prédica et la commercialisation (jusqu’à fin janvier) d’une unité de compte garantissant du 5,20 % ? A priori rien, si ce n’est que le support est adossé à une seule obligation, émise en l’occurrence par le Crédit Agricole, maison-mère du bancassureur, qui a sans doute raison de profiter de toutes les bonnes opportunités pour financer sa dette…





