Dans un article assassin publié le 22 septembre sur son site, Mediapart exécute Groupama, son directeur général Jean Azéma ainsi que “l’entremetteur du capitalisme parisien Alain Minc” par ailleurs conseiller du directeur général de Groupama.
Selon Mediapart, Groupama se trouverait “en bien plus mauvaise santé qu’il ne veut bien le dire“. Toujours selon notre confrère, “le groupe présenterait actuellement un passif de près de 4 à 5 milliards d’euro alors que ses actifs avoisineraient seulement 3 milliards d’euro“. Cette situation catstrophique trouverait son explication dans deux raisons : d’une part “une exposition beaucoup trop forte aux dettes souveraines des Etats“; Mediapart annonce une exposition de 7,2 milliards à la dette italienne, 2,9 milliards en Espagne, 2 milliards en Grèce et 750 millions au Portugal. D’autre part, Groupama “a commis l’erreur stratégique de multiplier les acquisitions coûteuses juste avant la crise“, (Hongrie, Roumanie, Turquie, Grèce, Italie), “ce qui le place dans une situation d’autant plus fragile“.
Autre point critique cité par le magazine Challenges et repris par Mediapart : “les investissements en actions qui représentent 15% du portefeuille de Groupama contre 5 à 7% chez les grands assureurs. Le groupe détient ainsi 4,22% de la Société Générale, titres entrés à 56 euro et qui valent aujourd’hui 15,60 euro et 5,63% de Veolia à un coût d’acquisition de 28 euro (9,70 euro aujourd’hui)“.
D’où l’idée prêtée à Alain Minc par Mediapart (et qui n’étonnera guère les lecteurs attentifs des Editions de La Lettre de l’Assurance…): adosser Groupama à la CNP afin “de sauver la tête du patron qui le (Alain Minc) rémunère depuis si longtemps“. Alain Minc, qui conseille également Nicolas Sarkozy, suggérerait donc régulièrement cette restructuration au chef de l’Etat.
Contacté par Mediapart, Jean Azéma se serait refusé à tous commentaires.
En attendant, Groupama est de nouveau sous la menace d’une dégradation de sa note (actuellement BBB+) par Standard & Poors. Les Echos de ce vendredi annoncent d’ailleurs un vaste plan de réduction des coûts afin de permettre au groupe d’économiser 300 millions d’euro d’ici deux ans, via notamment des regroupements de sites en région parisienne et une politique de recrutement plus sélective.
Ce dernier point fera particulièrement plaisir aux personnes dernièrement embauchées!

Groupama dans la tourmente trouvera-t-il son salut dans la CNP ? | La Lettre de l'Assurance | groupama | Scoop.it
19 novembre 2011 à 9 h 48 min[...] Groupama dans la tourmente trouvera-t-il son salut dans la CNP ? | La Lettre de l'Assurance Dans un article assassin publié le 22 septembre sur son site, Mediapart exécute Groupama, son directeur général Jean Azéma ainsi que « l’entremetteur du capitalisme parisien Alain Minc » par ailleurs conseiller du directeur général de Groupama. Source: http://www.lalettredelassurance.com [...]