La présentation toute empreinte de dialectique à laquelle s’est livré Bernard Spitz en commentant les résultats 2011 de l’assurance française aura-t-elle convaincue ?
A lire la presse au lendemain de sa prestation, on peut en douter.
Le président de la FFSA aura cherché à convaincre par les mots en dépassant les contradictions portées par les faits pour tenter d’emporter l’adhésion de son public. Une espèce de « jusqu’ici tout va bien », à l’image de celui qui, tombé du 10ème étage lance cette exclamation en passant devant son voisin du 5ème…
Qu’on en juge : la « confiance » pour résumer l’état du marché, la « résistance » pour illustrer le marché des assurances de personnes, la « croissance » pour l’assurance des biens et de responsabilité, la « constance » pour la gestion financière.
Quatre mots, quatre images, quatre concepts, tous forts, tous positifs.
La perception de la presse aura été, malheureusement, nettement plus négative :
AFP : « baisse de 9% du ca 2011 des assureurs plombé par l’assurance vie »,
Argus de l’Assurance : « 2011, une année encore plus noire pour l’assurance que 2008 »,
Les Echos : « Assurance vie : l’année s’achève sur une décollecte record ».
Entre la communication et l’information, l’espace est parfois trop large pour la dialectique…
JdB
