LA QUOTIDIENNE DE LA LETTRE DE L’ASSURANCE

2011 : bonne année pour Covéa

Xavier Bertrand annonce des mesures sur la « transparence » des mutuelles

Contrats obsèques : UFC-Que Choisir débouté.

Nomination à La Banque Postale

2011 : bonne année pour Covéa

La société de groupe d’assurance mutuelle (Sgam) Covéa, qui réunit les enseignes Maaf, MMA et GMF, a enregistré en 2011 un chiffre d’affaires de 14 milliards d’euros, en hausse de 5,2%, selon un communiqué publié hier mardi à l’occasion des vœux du PDG, Thierry Derez. Ce chiffre est une première estimation et intègre les résultats de l’institution de prévoyance Apgis, qui a rejoint Covéa courant 2011, ce qui a conduit à un changement de périmètre.

Covéa affirme avoir gagné des parts de marché en automobile, avec 150.000 assurés de plus que fin 2010, soit une progression de 1,7% contre 1% pour le marché.

Les assureurs mutualistes réunis dans la Sgam ont également ajouté 100.000 nouveaux contrats d’assurance habitation, une hausse de 1,5%, “alors que la progression du parc de logements en France se situe autour de 1%“.

Au total, Covéa a accueilli “plus de 100.000 nouveaux sociétaires et clients” et assure désormais 10,7 millions de Français (+1,8%).

Dans le domaine de la gestion d’actifs, Covéa Finance est devenue le sixième acteur dans le secteur de l’assurance avec plus de 71 milliards d’euros d’actifs gérés.

En 2011, Covéa a également développé les synergies entre la gestion des sinistre (Covéa AIS) et l’assistance (Fidélia), et entamé la mise en place du programme Covéa Achats, afin de mutualiser les outils et les procédures d’achat pour les trois mutuelles. Ce programme sera opérationnel dès cette année. (AFP)

Xavier Bertrand annonce des mesures sur la « transparence » des mutuelles

Le ministre de la Santé Xavier Bertrand a annoncé hier mardi que des mesures seront prises pour obtenir plus de “transparence” sur les tarifs des complémentaires santé. Au cours de vœux à la presse, le ministre a critiqué les complémentaires santé, visant en particulier les mutuelles. Il a estimé que les complémentaires santé “devraient faire évoluer les choses concernant le montant de leurs tarifs, la fixation de leurs tarifs et l’évolution de leurs tarifs“.

Si des initiatives étaient prises, dans les jours qui viennent je ne serais pas surpris et j’approuverais parce que de la transparence en la matière ce n’est pas inutile“, a-t-il ajouté, sans être plus précis, mais laissant entendre que ces “initiatives” pourraient être d’origine parlementaire, sous la forme d’un amendement.

En septembre, deux députés UMP, Sébastien Huyghe (Nord) et Valérie Rosso-Debord (Meurthe-et-Moselle), avaient annoncé puis retiré un amendement au budget de la Sécu, visant à taxer les “réserves excessives” des mutuelles. Ils avaient alors indiqué que cette taxation “aurait pour vertu d’inciter certaines mutuelles à faire payer à leurs adhérents le « juste prix » (…), notamment lorsqu’elles bénéficient d’une clientèle captive“.

M. Bertrand a ironisé sur “le méchant gouvernement et les gentilles mutuelles” concluant: “J’aimerais bien qu’on remette de temps en temps les pendules à l’heure“. (AFP)

Contrats obsèques : UFC-Que Choisir débouté.

Le tribunal de grande instance (TGI) de Paris a débouté hier mardi l’association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir et jugé que le contrat d’assurance obsèques « Résolys Obsèques Financement » proposé par La Banque Postale était “conforme à la législation“. En avril 2010, UFC-Que Choisir avait assigné la Banque Postale pour “pratiques commerciales trompeuses“. L’association estimait déloyale la dénomination du contrat « Résolys Obsèques Financement ». Ce contrat permet de constituer un capital qui peut être versé à un bénéficiaire désigné par le souscripteur au moment du décès de ce dernier. Selon UFC Que Choisir, le souscripteur n’était “pas clairement informé” que le bénéficiaire n’avait aucune obligation d’affecter la somme aux obsèques du défunt. En effet, la loi française prévoit que le bénéficiaire, s’il n’est pas directement une entreprise de pompes funèbres, est libre d’utiliser le capital comme bon lui semble. Afin que les clients ne soient pas induits en erreur, UFC Que Choisir exigeait que La Banque Postale cesse d’utiliser le terme “obsèques” dans la désignation de son contrat. Elle réclamait également 15.000 euros de dommages et intérêts.

Dans son jugement, la Première chambre sociale du TGI de Paris a débouté l’association de consommateurs, considérant que “le choix offert par le contrat au souscripteur fait apparaître clairement que le capital versé au bénéficiaire pourra, dans certaines options, être affecté à autre chose que les obsèques“.

La présentation du contrat « Résolys Obsèques Financement » et son contenu apparaissent conformes à la législation et ne trompent pas le consommateur surles choix offerts et sur les conséquences de ces choix“, conclut le tribunal.

La Banque Postale réclamait la condamnation d’UFC Que Choisir à 10.000 euro de dommages et intérêts pour avoir publié un communiqué de presse faisant état de son action en justice. Le tribunal a rejeté cette demande, estimant que l’association avait employé des propos “mesurés” et n’avait donc “commis aucune faute“. L’UFC Que Choisir devra tout de même verser 4.000 euro à La Banque Postale au titre des frais de justice. (AFP)

 

Nomination à La Banque Postale

Stéphane Magnan est nommé Directeur des Opérations Financières de La Banque Postale à compter du 23 janvier 2012. A ce titre, il devient membre du Comité Exécutif. La Direction des Opérations Financières gère le bilan de La Banque Postale. Elle intervient donc sur les marchés au titre de cette activité et effectue également des opérations financières pour ses clients grands comptes ou pour d’autres entités du groupe La Poste sous forme de prestations de services d’investissement.

Stéphane Magnan était, depuis 2011, Directeur des marchés financiers et membre du Comité de direction de Dexia Crédit Local.

Il succède à Pierre-Manuel Scroczynski, nommé, en juin 2011, Secrétaire Général et Membre du Directoire de La Banque Postale Asset Management.

Stéphane Magnan, 46 ans, est diplômé de l’Ecole Nationale de la Statistique et de l’Administration Economique et de l’Institut des Actuaires Français.

 

Le 25 janvier 2012 dans À la une Tags: , , ,