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Le GEMA et la médiation

Axa voit ses revenus augmenter tout en continuant à privilégier ses marges

CNP Assurances: la remontée des marchés soutient le bénéfice au 1er trimestre

Le GEMA et la médiation

Dès 1988, les mutuelles du GEMA ont offert à leurs sociétaires la possibilité de soumettre à un médiateur indépendant toute insatisfaction sur la façon dont leurs réclamations ont été traitées par leur mutuelle. Ce médiateur, en la personne du Professeur David Noguéro, dresse un bilan annuel de son activité.

Les chiffres-clés 2011

• 1052 saisines, en progression de 34% sur 2010

• 440 avis rendus par le médiateur, en progression de 59% sur 2010

• 126 avis en tout ou partie favorables à l’assuré, soit 29% des avis rendus

• A l’image des années précédentes, l’assurance automobile reste le premier sujet de litiges, suivie par la multirisques habitation. Loin derrière mais en progression, viennent les assurances de personnes (accidents et maladie).

La médiation du GEMA : rappel des grands principes

-        Portée de la décision du médiateur : lorsque le médiateur du GEMA rend un avis, la société concernée est tenue d’en respecter la teneur, tandis que l’assuré, pour sa part, demeure libre de se ranger à cet avis, ou de saisir les tribunaux de son litige, usant alors de la voie contentieuse.

-        Impartialité et indépendance : le médiateur est nommé pour 3 ans, par la commission exécutive du GEMA, et dispose des moyens matériels et humains nécessaires à son action.

-        Transparence : le protocole sur lequel s’appuie la médiation du GEMA et qui en définit les règles est à disposition des assurés, de même que le rapport annuel traduisant l’activité du médiateur après chaque année écoulée.

-        Efficacité : la procédure devant le médiateur du GEMA est gratuite, peut être faite sans représentant (ou avec, selon son choix), et est circonscrite dans un délai maximum de 6 mois.

-        Information : le protocole du GEMA prévoit que les sociétés s’engagent à informer leurs assurés par tout moyen de l’existence de ce système de médiation.

En savoir plus sur le protocole de la médiation : www.gema.fr (Communiqué)

Axa voit ses revenus augmenter tout en continuant à privilégier ses marges

L’assureur français Axa a enregistré au premier trimestre une hausse de 1,8% de son chiffre d’affaires, tout en continuant à privilégier les produits les plus rentables pour lui, notamment en assurance-vie, conformément à son plan stratégique à horizon 2015. Sur les trois premiers mois de l’année, les revenus du groupe ont atteint 28,1 milliards d’euros, a-t-il indiqué vendredi 11 mai. La quasi totalité de ses activités (vie-épargne-retraite, dommages et assurance internationale) ont vu leurs revenus augmenter, à l’exception du segment de la gestion d’actifs, dont le chiffre d’affaires a reculé de 6,8%. “On est en ligne avec les priorités de notre plan stratégique Ambition Axa, avec la poursuite de notre développement sélectif, en particulier en assurance-vie où on développe les segments les plus rentables dont les produits prévoyance et santé“, a expliqué le directeur financier Gérald Harlin lors d’une conférence téléphonique. Le ratio réglementaire de solvabilité du groupe a progressé par rapport à la fin 2011 pour s’afficher à quelque 200% au 31 mars. “Il est largement au-dessus des exigences réglementaires et de nouveau à un niveau très élevé, historique“, s’est félicité le directeur financier. Interrogé sur le sort du fonds d’investissement Axa Private Equity, pour lequel l’assureur avait indiqué en septembre mener une “revue stratégique“, M. Harlin a déclaré qu’elle était “toujours en cours” et qu’elle devrait être terminée “avant la fin de l’année“. Dans le détail, les revenus de l’activité vie, épargne et retraite sont pratiquement stables (+0,4% à 15,96 milliards d’euros), avec une marge sur affaires nouvelles qui progresse de 0,5 point à 25,1%, a indiqué Axa dans un communiqué. Au sein de ce segment, la prévoyance et la santé ont vu leur poids augmenter puisqu’elles pèsent pour 44% des affaires nouvelles contre 40% un an auparavant. “Sur les trois premiers mois de l’année, la collecte nette est positive et s’élève à 2,2 milliards d’euros, principalement grâce aux produits de prévoyance et santé et aux unités de compte“, a souligné M. Harlin. En dommages, le chiffre d’affaires est en hausse de 4,8% à 9,98 milliards d’euros, principalement porté par une progression moyenne des tarifs de 3%, dont 3,5% pour les particuliers. Si les revenus ont modérément augmenté sur les marchés matures (+2%), ils ont en revanche bondi dans les régions à forte croissance (+22%), grâce notamment au Mexique et à la Turquie, où Axa revendique la place de leader en assurance-dommages. La gestion d’actifs a en revanche connu une érosion de son chiffre d’affaires de 6,8%, causée par une baisse des commissions au sein de la filiale américaine AllianceBernstein et de moindres commissions sur les transactions immobilières chez Axa IM. Dans ce segment, la décollecte se réduit et s’élève à -5,4 milliards d’euros, en raison de la non-reconduction de contrats qui n’étaient pas rentables pour Axa. Le directeur financier d’Axa a par ailleurs affirmé que l’assureur n’avait “plus de risque sur la Grèce” en termes de détention de titres souverains et qu’il détenait dans ce pays une “petite activité” qui restait rentable. Lors d’une seconde conférence téléphonique, il a précisé à ce sujet qu’une sortie de la Grèce de la zone euro n’aurait “absolument pas” de conséquence pour le groupe. Auparavant, il avait néanmoins reconnu que la situation en zone euro créait une “certaine volatilité” sur les marchés, dans “un univers de taux bas“. “Face à cela, on se positionne plus particulièrement sur les secteurs d’activité qui sont les moins sensibles, c’est pour cela qu’on est en forte croissance sur la prévoyance-santé“, a souligné M. Harlin. (AFP)

CNP Assurances: la remontée des marchés soutient le bénéfice au 1er trimestre

CNP Assurances, a annoncé vendredi 11 mai un bénéfice net en légère hausse de 1,8%, à 275 millions d’euros au premier trimestre, soutenu par l’amélioration des marchés financiers. L’amélioration des marchés financiers au cours du trimestre a eu un effet positif de 87 millions d’euros. Autre élément non récurrent, CNP a réalisé des plus-values nettes de 75 millions sur son portefeuille d’actions et immobilières. mais a choisi de procéder, dans le même temps, à une dotation équivalente à la provision pour participation aux excédents (PPE), pour éviter que ces plus-values ne déforment le résultat, a expliqué le directeur général adjoint, Antoine Lissowski, lors d’une conférence téléphonique. Le rebond des marchés et des reprises sur provisions masquent quelque peu les effets de la baisse de 12,9% du chiffre d’affaires, à 7,02 milliards d’euros, et de 11,2% du résultat net courant hors plus-values. “L’activité est toujours pénalisée par la baisse des marchés de l’épargne en Europe“, explique CNP Assurances. Le groupe est ainsi en décollecte nette de 200 millions d’euros et de 300 millions sur le seul marché français. Les encours continuent néanmoins à croître, à 290,7 milliards d’euros (+2,2%). CNP souligne que malgré cette situation de décollecte nette, ses performances commerciales restent meilleures que celles du marché français tout entier, comme c’était déjà le cas en 2011. Dans le détail, l’assureur a été particulièrement pénalisé par le fort ralentissement de la collecte dans le réseau Caisse d’Epargne (chiffre d’affaires en baisse de 29%), l’un des deux grands canaux de distribution du groupe, avec la Banque Postale (qui affiche lui une hausse de 9,6%). “Le réseau a mis en avant ses produits bilanciels mais une campagne commerciale est prévue sur le second trimestre pour soutenir l’activité épargne“, explique CNP. La morosité de l’assurance-vie est partiellement compensée par le dynamisme des activités de prévoyance (+10,7%), assurance emprunteur (+2,9%) et santé (+13,9%), conformément à la stratégie du groupe. Outre le climat dégradé pour l’assurance-vie, le trimestre a été marqué, pour CNP Assurances, par la poursuite de la “restructuration” du portefeuille de placements, a expliqué M. Lissowski. Décision concrétisée par les plus-values mentionnées précédemment, l’assureur a notamment réduit la part des actions dans son portefeuille. Dans le même temps, il a également diminué la part de dette des Etats d’Europe du sud dans son portefeuille obligataire. Il a même soldé la totalité de son exposition à la Grèce après la clôture du premier trimestre, a annoncé M. Lissowski. Après s’être déjà fortement renforcé en dette française au cours du second semestre 2011, CNP a encore augmenté le portefeuille d’obligations de son pays d’origine. Il est passé de 59,0 à 63,1 milliards d’euros, mesuré par l’exposition brute à la juste valeur (indicateur de référence). (AFP)

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