Espace Commines, Paris
Accueil à partir de 18h & début du tournoi à 19h
Le tournoi de pétanque le plus convivial et caritatif de l’assurance vous donne rendez-vous le 19 novembre pour une nouvelle soirée généreuse et fédératrice.
Venez affronter vos partenaires, concurrents et même collègues
dans un tournoi de pétanque solidaire,
et
participez au don fait à une association
qui oeuvre pour le retour à l’emploi.
Rendez-vous le jeudi 19 novembre 2026, à partir de 18h00
Espace Commines, 17 Rue Commines 75003
Suite au tournoi, les terrains seront en accès libre.
Nos 3 missions principales sont d’aider nos participant·e·s à sortir de l’isolement d’abord. Puis nous sommes là pour favoriser les trajectoires sociales et professionnelles et enfin faire changer le regard. Le regard extérieur, mais les participants me disent régulièrement que nous les aidons aussi à changer leur regard sur eux-mêmes.
Pour accomplir ces missions, nous nous appuyons sur 4 piliers que sont le « faire ensemble », la « pair-aidance », la construction d’un projet personnalisé et le pouvoir d’agir. Notre ambition est que ces personnes se permettent de dédramatiser, de retrouver de la légèreté. Qu’elles acceptent de reprendre un risque, faire des choix.
La vie ne fait parfois pas de cadeau… Entre 20 et 25 % de la population a été, est ou sera amenée à connaître un trouble psychique significatif dans son parcours de vie.
Nous accueillons les personnes touchées par un trouble psychique. C’est assez large et il ne faut pas confondre avec la déficience intellectuelle.
Les troubles peuvent être un burn-out, une dépression, un trouble bipolaire ou la schizophrénie par exemple.
Et les personnes concernées, qui composent le Clubhouse, sont de toutes les catégories socio-professionnelles. Ce sont des chefs d’orchestre, des agriculteurs, des commerçants, des ouvriers, des assureurs ou des fonctionnaires.
Les maladies psychiques se déclarent souvent tardivement, beaucoup de personnes peuvent être touchées au cours de leurs études.
Je compare souvent la survenance d’un trouble à tomber dans un gouffre. Vous êtes dans un tel état que vous perdez tout. La médecine et la psychiatrie ont fait beaucoup de progrès pour que, tôt ou tard, on revienne à une situation stabilisée.
Une fois que la personne est stabilisée au bord de ce gouffre, il faut que quelqu’un vous tende la main pour regagner le chemin d’une vie ordinaire.
Oui, par définition, Clubhouse est sous-staffé, il n’y a pas assez de salariés pour ce que soit les personnes accueillies, les membres qui s’occupent de sa gestion opérationnelle, de sa stratégie, de son développement etc…
L’objectif est de dire aux personnes accueillies : « réessayez ». Nous trouvons des terrains de jeu sans enjeu, un peu de comptabilité, de la cuisine, aider pour le ménage, accueillir les partenaires, développer des projets. Et s’il y a un problème, ce n’est pas grave, on en rit tous ensemble et on avance.
Nous sommes un peu comme des catalyseurs. Ils décident des activités puis nous amorçons la démarche de projets que les participants mettent en œuvre.
Isabelle : À ma sortie de l’hôpital, j’ai été orientée par mon psychiatre vers un CATTP (Centre d’accueil thérapeutique à temps partiel, pour la prise en charge des patient·e·s à la sortie d’hôpital, ndlr). Je trouvais ça dur et je n’allais pas mieux. Un jour, Antoine, un membre du Clubhouse de Paris, est venu au CATTP pour nous parler de la structure. J’ai trouvé ça très intéressant. Ça m’a tout de suite plu, surtout la découverte d’un lieu différent, non médicalisé. Un lieu où il y avait beaucoup d’initiatives à prendre, de très nombreux ateliers proposés sur l’emploi ou le bien-être.
Ça fait deux ans et demi que je suis là, je suis arrivée avant l’ouverture. Nous étions 6 ou 7, et il fallait tout créer : le lieu, le groupe. C’était intéressant de voir, de l’intérieur, comment se monte une structure de ce type.
Joachim : Ma psychiatre du CMP (centre médico-psychologique,ndlr) m’a donné le nom de Clubhouse puis j’ai rencontré Marc lors d’une permanence de l’association… et ça ne s’est pas du tout bien passé (il rit). Je cherchais à me réinsérer socialement et lui me parlait de réinsertion professionnelle ! Je craignais que le parcours m’impose de retrouver un travail à la fin. Marc m’a expliqué qu’il s’agissait de travailler un petit peu, et pour une association. Comme faire le ménage ou des tâches chez soi sont aussi un travail… C’est « le faire ensemble », l’un des piliers de l’association. Nous avons beaucoup parlé avec Marc, et j’ai accepté d’entrer dans le Clubhouse. Il venait juste d’ouvrir, c’était il y a deux ans.
Joachim : Quand je suis arrivé, il y avait plein de choses à faire. J’ai fait des études d’informatique et comme c’était le début du Clubhouse de Rennes, il fallait par exemple construire des fichiers Excel. Moi, j’aime bien ça (il rit). Pour l’anecdote, je me suis à faire ça sur les temps d’ouverture du Clubhouse qui étaient de 3 jours par semaine. Et en 3 semaines, j’ai fait un burn-out ! Donc maintenant, quand nous accueillons de nouveaux membres, on leur dit : « au début, on peut tester les capacités et ensuite, il faut ralentir ».
Isabelle : C’est la pair-aidance.
Joachim : Oui, Il avait besoin de parler et il était content de parler avec quelqu’un qui a les mêmes problèmes que lui…
Isabelle : Je me sens beaucoup mieux, dans ma privée comme dans ma vie publique. Ça me fait beaucoup de bien d’avoir un rythme de travail qui m’a toujours beaucoup manqué. C’est entre autres, pour ça que j’étais tombé bien bas. Clubhouse m’a apporté une structure, des intérêts et une présence effective dans ce lieu. Je ne parvenais pas à aller dans les associations, à trouver une structure à l’extérieur. J’ai vécu un très grand isolement… J’étais donc contente de retrouver un lieu non médicalisé où me rendre.
Joachim : C’est vrai qu’on espère être un lieu après l’hôpital, où les gens se motivent et réussissent à rebondir.
Joachim : Je souffre de bipolarité et je suis stabilisé dans mon traitement mais Clubhouse m’apporte un peu plus d’équilibre. J’ai moins de troubles, mes bas sont moins bas et j’ai moins de hauts. Le Clubhouse m’a beaucoup aidé dans mes réflexions mais aussi pour mieux me connaître.
© La Lettre de l'Assurance, 2026. Tous droits réservés
Mot de passe oublié
Your custom content goes here.